Le compostage de surface

Compostage de surface 

Le compostage de surface reprend le processus naturel des forêts et de tous déchets qui tombent au sol et se décomposent. Il s’agit d’épandre simplement la matière organique, les déchets verts à même la terre. Pas besoin de le mettre en tas, de l’aérer, de le manipuler : une belle économie de travail !

Sur une parcelle au repos, qui sera remise en culture après l’hiver, mettez en place votre compost de surface. Tout d’abord, décompactez le sol. Arrachez les mauvaises herbes et laissez-les sur le sol. Vous gagnez beaucoup de temps en évitant les allées et venues au composteur. Découpez-les grossièrement à la main. Apportez encore de la matière organique, broyée petits morceaux, des résidus de tonte. Mélangez des déchets azotés et des déchets carbonés (50-50). Comme le compost reste étalé, il ne va pas chauffer, c’est un compost à froid, très riche. Les vers de terre et autres habitants du sol vont dégrader la matière et transformer la structure et la nature du sol pour en faire un riche humus.

C’est un compost très riche qui facilite grandement le travail du jardinier et lui fait gagner beaucoup de temps. Ce compost occupe un sol nu tout l’hiver et l’enrichit pour les cultures du printemps.

Les avantages du compostage en surface

  • Garder une bonne terre de potager, riche en humus.
  • Il n’est plus nécessaire d’ajouter d’engrais pour faire pousser de beaux légumes. La structure du sol va s’améliorer et devenir grumeleuse, facile à cultiver.
  • Le sol est ensemencé en micro-organismes participant à la biodiversité.
  • Un équilibre naturel va se créer et les attaques de ravageurs ou les développements de maladies vont s’auto-réguler.
  • Moins de travail : terminée la corvée de nettoyage des restes de culture, terminée l’évacuation des mauvaises herbes.
  • Maintenant, tout est coupé et laissé sur place.

Avec quelles matières recouvrir le sol ?

Pour trouver avec quoi composter en surface, quantité de possibilités s’offrent à vous :

  • après une récolte, découper en morceaux les tiges des tomates, haricots, pois, courgettes…
  • toutes les fanes de légumes (betteraves, radis, choux, carottes, salades). Si vous trouvez que ça fait moche par terre, recouvrez-les avec un autre paillis !
  • les tontes de pelouse (en couche fine et sèche) et les feuilles mortes
  • les mauvaises herbes arrachées (exemptes de semences)
  • certaines plantes intéressantes par leurs propriétés : ortie, consoude, aneth, bourrache…
  • du BRF (bois raméal fragmenté) : tailles broyées d’arbustes
  • du compost venant de son composteur

 


Sources:

https://potagerdurable.com/compostage-en-surface

http://mag.plantes-et-jardins.com/conseils-de-jardinage/compostage-de-surface

3 thoughts on “Le compostage de surface

  1. Véronique Poirier says:

    Bonjour,
    Puis-je laisser mes vivaces ( ciboulette, thym, etc) dans mon jardin communautaire pour l’hiver? Je les couperais au ras du sol.
    Merci!

  2. Michael Lauzon says:

    Bonjour Sabin Girard,
    Le maïs ne se décompose pas très facilement, mais si vous prenez le temps de découper vos plants en petit morceaux, il n’y aurait aucun problème pour en faire du compost de surface.
    Merci!

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